Le mercredi, le président Joseph Kabila a tenu un discours estimé au Congrès et à la nation. Il a parlé de trois problématiques où des mesures doivent être prises: la corruption, le viol des femmes et des personnes qui s’enrichissent aux dépens des autres et de la nation. Il a condamné la corruption en termes forts. Il est interdit dans la loi de la RDC, mais il est très répandu et imprègne la société dans de nombreux domaines. Elle est devenue une culture et les gens ne réagissent pas ou ils n’ont pas la possibilité de réagir. Les gens acceptent le système, sont silencieux et souffrent. Nous espérons qu’il existe des mesures efficaces derrière les mots du président, et que les gens écoutent et réagissent contre la corruption.
Pour s’attaquer aux problèmes structurels dans une société où la règle de droit n’est pas la priorité, cela n’est pas facile à maîtriser. Lorsque les fonctionnaires utilisent leur position pour acquérir l’argent des autres, ou quand ils sont purement et simplement incompétents, ce qui crée l’incertitude et enlève le pouvoir de nombreuses bonnes initiatives pour le changement. La pauvreté maintient son emprise sur le peuple. Le président a promis de nommer un conseiller en matière de corruption. La grande quantité de viols sur les femmes doit également être arrêté. Il détruit les femmes et brise les familles. Et il doit y avoir un contrôle rigoureux de ces personnes qui s’enrichissent grâce à leur position. Beaucoup de Congolais ont apprécié le discours du Président, et sa franchise. C’est de bon augure pour l’avenir de la nation et de l’objectif du développement.
Nous avons commencé la journée par la visite de la Banque BGFI. Nous avons discuté du financement de prêts pour les entrepreneurs et le financement d’une maison ECO. Nous sommes passés par les conditions de sécurité et de taux d’intérêt. Après la banque, nous avons visité le pasteur Nsumbu Ngoma et son épouse dans leur église Clinique. Nous avons eu une conversation avec eux dans leur église qui n’était pas beaucoup plus qu’un toit, des planchers en béton et des bancs.
Dans l’après-midi nous avons visité le chef de la police du Bas-Congo, Vumi Bahelele. Samuel Nkailu était là aussi. Vumi nous a dit qu’il est aussi un agriculteur. Il dispose de 7 hectares où il va maintenant semer le soya. Nous avons parlé un peu d’agriculture avec lui et Julienne discuté de certains problèmes juridiques. Il était un homme gai qui était agréable à visiter. Avant de nous séparer sur Vumi offert boissons à l’orange qui ont goûté bien dans la chaleur.
